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Répétition de création Répétition de mise en place Répétition générale Répétition mixte Entre les répétitions
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Quelques méthodes de travail musical de groupe
La mise au point d'un morceau et d'un répertoire nécessite un travail de
groupe en plusieurs étapes. Personnellement, je distingue trois types de
répétitions aux objectifs nettement différents :
Quelques conseils valables pour tous les types de répets
Chaque type de répétition a ses impératifs, ses règles de fonctionnement,
ses petits "trucs" pour que ça avance plus facilement... Les pages
suivantes vous en proposent quelques-uns. Certains conseils seront toutefois
utiles dans tous les cas :
Choisissez un lieu convenable
Il y a bien sûr une partie subjective là-dedans, mais
certains paramètres sont très importants :
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La taille de la pièce doit être suffisante, il n'est
pas forcément gênant de travailler dans un lieu très grand, il peut être
fatigant de travailler dans un lieu trop petit. La sonorité de la pièce
doit être correcte. |
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Eviter absolument les pièces avec trop de réverb
naturelle, elles transformeront votre musique en bouillie et ne vous
permettront donc pas de progresser, sans compter que cela vous fatiguera
plus vite |
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Eviter également les pièces au son au contraire trop
"sec". C'est moins grave que le cas précédent, mais cela enlève
de l'ampleur à ce qu'on joue et si vous jouez en acoustique certains
instruments ne s'entendront pas. |
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La lumière est également un facteur influent : rien
de tel que la lumière naturelle, grandes baies vitrées donnant sur un
paysage ensoleillé... dans certains styles de musique on préfère une cave
sombre et enfumée... et pourtant, essayez ! |
Organisez votre travail
 | Commencer la répétition, quel que soit son
type, par un morceau que l'on connaît et que l'on va jouer, tout
simplement, sans se poser de questions. Ca permet de se mettre en jambe sans tomber directement dans trop
de difficulté. Mais attention au piège de faire ça trop longtemps, de se
consacrer à ce qu'on sait déjà... et de rechigner à mettre le reste au
travail. |
 | Placer ensuite le travail le plus difficile vers le
début de la répétition. C'est le moment où on est moins fatigués, et
donc plus productifs. Selon
les groupes, la notion de "plus difficile" est évidemment
variable. Souvent, la création est plus laborieuse et destabilisante que le
fait de tourner des morceaux plus calés, il faut avoir de l'énergie pour
s'y lancer. |
 | La suite logique de cette démarche consiste à se laisser
quelque chose de facile et d'agréable pour la fin. C'est une sorte de récompense, et ça permet de
terminer en se fatigant moins. |
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Durant la répétition, qu'elle soit de création ou de
mise en place, enregistrez-vous régulièrement (le Minidisc
est un excellent outil pour ça). Prenez ensuite du temps pour écouter
ensemble le morceau, autocritiquez-vous... c'est très efficace pour bien
comprendre là où il faut encore travailler. |
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Le top : enregistrer un concert et l'écouter
entièrement ensemble en répet. |
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Rien de pire que les groupes ou le silence règne.
N'hésitez pas à vous conseiller mutuellement, ou tout simplement à dire
ce que vous ressentez ou pensez sur le travail en général ou sur des
aspects en particulier. Même si c'est difficile, si vous trouvez que
quelqu'un fait quelque chose de pas très bon, il faut arriver à le lui
dire... parfois c'est tout simplement que l’autre ne l’entend pas
correctement lui-même, parfois il y a un problème de fonds mais ne pas
l'aborder mènera invariablement à la crise ! |
 | L'expérience montre qu'au delà de 1h30, l'attention
baisse, surtout si on a été bien concentrés. Programmez des pauses
! 1/4 heure minimum toutes les heures et demi. Votre productivité en sera
accrue. |
 | Arrangez-vous pour que vos répétitions n'aient pas
de spectateurs. l'expérience montre qu'on ne se comporte pas du tout
pareil lorsqu'on est entre musiciens et lorsque des personnes extérieures
nous regardent travailler. Il y a plein de choses assez intimes qui se
passent dans une répet, et dès lors qu'il y a des spectateurs on ne joue
plus pareil, on ne tente pas autant de choses, on ne se parle plus aussi
librement entre musiciens.. bref, on est déja en scène plus qu'en
préparation. Mettez les copains gentiment dehors, en leur expliquant tout
cela et en les invitant par contre à assister aux répétitions
générales, seules répets pour lesquelles un public est un plus à
tous égards. |
Ce qui devrait ne pas se faire durant les répétitions
A priori, deux types de travail n'ont pas leur place en répétition :
 | La mémorisation du thème d'un morceau, c'est à dire cette étape
qui consiste à écouter un morceau (sur CD ou autre) et à le mémoriser
progressivement pour pouvoir le jouer. |
 | Le travail technique individuel, c'est à dire l'étape ou des
musiciens répètent fastidieusement un passage pour arriver à le
"passer" techniquement |
Ces deux types de travaux devraient théoriquement être réservé au travail
personnel, en dehors de la répétition,
sous peine de faire languir ceux qui n'en ont pas besoin ou qui vont plus vite
que les autres. Si l'un des musiciens a besoin de ce genre de travail durant une
répet, proposez-lui plutôt de travailler cet aspect chez lui et remettez le
travail du morceau à la prochaine répet.
Ceci dit, tout n'est pas toujours affaire de logique dans ce domaine : nous
avons tous pratiqué ce genre de moment dans nos répets, et parfois c'est bien
utile. Rien de tel par exemple qu'écouter ensemble un morceau que l'on souhaite
mettre au travail, c'est souvent plus motivant que de le faire tout seul, ça
permet de commencer à s'imaginer ce que ça pourra donner lorsque ça sera
"nous" qui le jouerons, souvent c'est un premier moment
d'échange...
De même, prendre 10 minutes pour accompagner un des membres du groupe dans
son apprentissage d'un passage technique peut être ennuyeux pour tout le monde
mais permettre, enfin à ce musicien dépassé, grâce à la motivation, de
passer le cap...
Le tout est que ces moments ne parasitent pas l'ensemble du temps de la
répétition.
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