Dans les années 70, la musique des Andes aux sonorités magiques
des flûtes de pan se répand en Europe avec, entre autres, l’emblématique
morceau « El condor pasa » de Los Incas. Après le putsch
de Pinochet au Chili en 1973, des groupes mythiques tels que Illapu, Inti-Illimani et
Quilapayun arrivent en France. Portés par cette vague, Guy Covelli
et son frère Robert commencent à jouer des flûtes
des andes.Très vite un groupe se forme, avec Gérard Boyer aux percussions,
Jean Scribano à la guitare et Claude Roche au charango. Ils sont suivis peu de temps
après par l’arrivée du chilien Carlos Aravena.
El PUEBLO est né à Salindres, dans le Gard, en 1979 !
Afin de renforcer leurs connaissances musicales et de s'immerger dans la
culture qui leur est si chère, ils suivent pendant plusieurs
années les ateliers d’instruments latino-américains à
Saint Vidal avec les excellents musiciens du groupe Pachacamac.

Une affiche de l'époque. Tout ça ne nous rajeunit pas...
Le groupe El PUEBLO commence à se faire connaître et rapidement
partage la scène en première partie de Bernard Lavilliers, Claude
Luther, Patrick Sébastien, Barrio Chino et surtout les Quilapayun, qui
deviendront leurs amis et avec qui ils joueront la Cantate Santa Maria de Iquique
de Luis Advis devant plus de deux mille personnes.
« Le chant de l’Amérique Latine grandit dans les voix d’EL
PUEBLO et ceci nous unit dans l’amitié ». Quilapayun.
Un fameux soir à l’Odéon
de Nîmes, Atahualpa Yupanqui les remercia individuellement, malheureusement
quelques heures avant de s’éteindre, emporté par une crise cardiaque.
Aux arènes d’Alès le groupe El Pueblo chante avec Jean
Ferrat et 700 choristes « La Complainte de Pablo Neruda » devant
près de quatre mille spectateurs.

Le groupe El Pueblo a composé trois cantates avec chœurs : Condorkanki,
Colores de America, La Légende de Viracocha.
Avides de parfaire leurs connaissances, les membres du groupe partent en 1989 à la rencontre
de musiciens au Pérou et en Bolivie, et en 1993 en Equateur.

El Pueblo n’hésite pas à élargir son répertoire
vers la musique contemporaine, de la terre méditerranéenne aux
sources latines, tout en préservant la musique et les chants
traditionnels qu’ils pratiquent depuis plus de vingt ans.
En 2001 et 2003, le groupe s’est enrichi de deux nouveaux musiciens, Philippe Bonin
(basse, batterie) et Marc Lemonnier (accordéon, violon et chant).
Quelques repères
Scènes