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La can de l'Hospitalet est un endroit... à part. Petit plateau
calcaire posé sur le schiste, c'est un morceau de causse oublié au milieu des Cévennes. Les eaux de pluies pénètrent ce bloc poreux, descendent jusqu'à
la roche imperméable puis se séparent dans le noir... A gauche vers
l'Atlantique, à droite vers la Méditerranée. A gauche les catholiques, à droite
les protestants. A gauche les hêtres, à droite les châtaigniers et les chênes
verts... Deux mondes s'affrontent ici. S'affrontent... ou s'enrichissent ?
Sol
pauvre, climat rude... la can est peu hospitalière pour la vie. Pourtant
les humains y ont laissé leurs traces à toutes les époques, comme sur un
palimpseste qu'il faut patiemment gratter pour comprendre la complexité du lieu.
Que
sont-ils venus y chercher ?
Ces traces sont plus souvent liées à des voies de
communication qu'à des implantations humaines durables. La can est à la croisée de chemins grandioses et
multimillénaires qui ont vu passer des voyageurs lointains, des prédicants, des
explorateurs de tous poils, des templiers et des néoruraux. On y passe, on s'y
cache, on s'y rencontre, souvent furtivement... les reliefs étranges, les
grottes cachées au repli d'un vallon... sont autant d'endroits idéaux pour la
discrétion, la rêverie ou l'action.
Si vous pénétrez ici, ce lieu magique ne
vous lâchera pas ! |