| Les jours passent, les grottes s'accumulent à notre palmarès. Nous sommes
descendus en rappel dans un puit glacé, nous avons parcouru les dédales de
l'immense grotte située en versant français au coeur de laquelle nous avons
ajouté notre nom au bas d'un papier daté d'une cinquantaine d'années sur
lequel les rares visiteurs saluent les suivants, nous avons eu la chance de
pénétrer dans une partie encore inaccessible les années précédentes
car bouchée par la glace, prouvant ainsi que la tendance est à la fonte, nous
avons rebroussé chemin lorsque ça faisait peur, j'ai tiré Yvan par les pieds
pour le sortir d'un trou qu'il avait voulu explorer trop à fonds... |
| Le vrai
bonheur, c'est d'être là-haut en permanence, se réveiller là-haut, partir
les skis aux pieds pour des approches courtes et légères, explorer une grotte,
ressortir au soleil, redescendre en quelques virages et prendre un thé au
soleil du camp, sauter dans la neige pour dépenser l'énergie qui nous reste
encore.
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En revenant d'une grotte, sur le versant français, au dessus
du cirque de Gavarnie |
Souvent, d'une grotte à l'autre, nous avons fait un petit détour par l'un
des sommets du coin : le Casque, le Marboré, le Taillon... c'est si facile
quand tout est près... |
| Cette facilité nous donnait envie de nous
amuser, de prendre des photos inutiles...

Yvan à poil sous la grande stalactite du porche de la grotte
Casteret.
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| Tout a une fin. Un jour, nous sommes sortis de notre dernière grotte.
Oh, non qu'il n'y en ait encore beaucoup à visiter...
simplement, quelque part en bas du monde, d'autres obligations
lointaines continuaient d'exister, d'autres êtres humains
vivaient et nous attendaient. |
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Nous avons passé notre dernière nuit sous les étoiles...
... et nous avons regagné la civilisation.
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