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Que vous dormiez dans une tente, dans un igloo, voire dans un trou à neige,
le respect d'un certain nombre de précautions pourront faire la différence entre une mauvaise et
une bonne nuit :
L'installation à l'intérieur
- Gaffe en entrant !!! Laisse dehors tout ce qui peut mouiller l'intérieur.
Enlève la veste et les coques plastiques dans l'abside, ne rentre que les
chaussons.
- Etale les matelas isolants pour constituer un double sol. Si tu as une
couverture de survie plastifiée, place la sur le tapis de sol de la tente (qui
a une fâcheuse tendance à ne pas être tout à fait imperméable), sous les
matelas mousse.
- Tant que c'est possible, laisse de l'aération dans la tente (soie en
utilisant les aérations prévues, soit en laissant ouvert l'une des portes),
cela évitera beaucoup de condensation. Fais chauffer les aliments dans
l'abside, cela évitera également énormément de condensation.
- Rangement : tout ce qui va toucher la paroi de la tente sera probablement
mouillé. Ne place donc sur les bords que ce qui ne craint pas l'eau, ou est
placé dans un sac plastique. Le reste : dans le duvet (voir plus bas), ou dans
le sac de toile du duvet qui fera ensuite guide d'oreiller.
Gérer les habits
- Pour la nuit : change toi intégralement pour mettre des fringues
"spéciales nuit" que tu n'utilisera que la nuit. Elles te permettront
de dormir de manière plus confortable car elles seront sèches... et plus
soyeuses, si si, ça compte, crois-moi.
- Durant la nuit : mets tes habits de journée à l'intérieur du duvet. C'est
la seule solution pour ne pas les retrouver désagréablement froides le
lendemain matin. Sache que l'on peut également avec cette technique faire
sécher en quelques heures des fringues mouillées. Prends-les au plus près de
ton corps, voire même sur toi dans le duvet. c'est désagréable au début,
mais la chaleur du duvet aidant on s'y fait et puis c'est tellement génial de
constater au petit matin qu'alors que tout est gelé autour mon pantalon est
sec. Pour d'autres conseils sur ces aspects, voir l'habillement.
- Le duvet : il faut le fermer au maximum : les bons duvets ont deux cordons,
un qui se serre autour du coup, et un qui serre la capuche autour du visage. En
cas de grand froid, il est nécessaire de bien serrer ces cordons, au besoin
jusqu'à ne plus laisser dépasser que le bout du nez !
Quand il neige dehors...
En cas de grosse neige, une couche importante peut s'accumuler sur la tente
(genre 20, 30 cm ou plus). Avec 10 cm une tente de mauvaise qualité commence à
ployer, mais même les meilleures ploient à un moment ou un autre. Ce n'est pas grave en soi, en
principe elles ne vont pas casser, mais cela rend la situation rapidement
inconfortable à l'intérieur :
- il est de plus en plus difficile de ne pas "toucher" les parois
et donc de rester sec
- simultanément, le volume intérieur diminue et l'air circule de moins en
moins bien entre le dehors et l'intérieur, on a vite du mal respirer,
cela peut carrément aller jusqu'au mal de tête et à l'oppression. Un
signe qui ne trompe pas : le réchaud parait faible, les bougies ont du
mal à brûler ou s'éteignent carrément : le manque d'air frais
devient important.
Donc pas le choix, il faut sortir déneiger. Sortir du duvet, remettre les
chaussures et la veste, ouvrir l'abside, se prendre le paquet de neige sur la
tête, supporter les insultes des deux autres larves qui sont restées dans le
duvet et te demandent de fermer la porte au plus vite et d'arrêter de mettre de
la neige partout... et ensuite il faut se jeter dehors, dans un froid qui
paraît parfois horrible après la douceur du duvet. Ensuite, pas de conseils
autres que celui de faire bien attention à ne pas percer la toile de tente avec
la pelle à neige, c'est une erreur facile à faire.
Dernière chose enfin : séjourner dans une tente perdue dans la montagne
reste, en cas de gros mauvais temps (chutes de neige importantes, fort vent,
grand froid), une aventure qui peut être éprouvante : on s'inquiète de la
résistance de la tente, on échafaude des hypothèses catastrophistes (le gros
mauvais temps va s'installer très longtemps, etc...) Tout est affaire de
moral : il faut savoir consacrer le temps nécessaire à l'entretien du camp
(déneigement, retendre les câbles, etc...) même si cela implique de sortir
souvent, et il faut ensuite jauger jusqu'à quel point on peut rester. Autant le
mauvais temps passager est fréquent en haute montagne, autant il semble
difficile qu'un vrai gros mauvais temps dure plusieurs jours si une vraie
perturbation n'a pas été annoncée par la météo. Plus généralement, il y a
des alternances de mauvais et des moments d'éclaircie durant lesquels la vue
s'améliore, la température remonte un peu... ce sont ces moments qu'il faut
savoir choisir pour redescendre si on est bloqués depuis longtemps
déjà.
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