Rêve éveillé

La montagne tranquille

Le bivouac sans duvet

 

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Si vous êtes dans ce cas de figure, en principe c'est que vous vivez un bivouac improvisé, imposé par les circonstances. Il est en effet plutôt rare de choisir sciemment cette solution avant le départ, vu l'inconfort qu'elle génère, mais il y a des fous qui le font, pour gagner quelques kilos.

Vous êtes donc obligé de vous arrêter, soit parce que le temps s'est dégradé, soit parce que vous avez avancé plus lentement que prévu et que vous n'atteignez pas le refuge, etc...

Bivouaquer sans duvet en haute montage, c'est déjà flirter avec des situations dangereuses, approcher des limites. Cela peut coûter la vie, il faut faire le maximum pour ne pas se refroidir :

  • Essayer par tous les moyens de se protéger du vent. L'igloo ou le trou à neige sont les meilleures solutions, le simple fait de les construire vous permettra au moins de vous réchauffer. Si vous ne pouvez pas en construire, cherchez un lieu abrité, sous un rocher, dans une crevasse, etc...
  • Isolez vous du sol, par exemple en vous asseyant ou allongeant sur vos sacs à dos.
  • Partagez la chaleur avec vos coéquipiers : enlevez vos vestes, allongez-vous très serrés les uns contre les autres, et faite-vous une couverture avec toutes les vestes.
  • Soyez attentifs à votre état pour adapter votre attitude :
  • Si une fois installés vous avez raisonnablement froid vous pourrez vous laisser aller à dormir (par intermittence, ne vous attendez pas à faire une grande nuit !).
  • Si le froid reste très important, il ne sera pas possible ni souhaitable de dormir. Il faudra sans cesse se frictionner, remuer. Régulièrement il faut se lever, s'agiter, courir... Si des signes de gelures aux extrémités se font sentir il faut enlever les gants ou les chaussures, frotter ou se faire frotter.
  • Enfin, dans ce genre de circonstance le moral est un facteur déterminant. Soutenez-vous les uns les autres, parlez beaucoup, racontez-vous des histoires...

Ca sera une très, très longue nuit ! Mais le pâlissement de l'horizon annonçant l'aube sera une merveilleuse récompense pour tous.

Ceci dit, si vous êtes en terrain facile, et que vous avez de la visibilité (bref, il fait beau, mais si vous vous retrouvez là c'est parce que vous avez lambiné), je pense que la meilleure solution est tout simplement de continuer à avancer. C'est sûr, une nuit blanche ce n'est pas de tout repos, surtout quand ça arrive après une grosse journée. Mais au moins vous n'aurez pas froid, et il n'est pas impossible que ça soit finalement un bon souvenir car les ambiances nocturnes peuvent être fantastiques !

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Dernière mise à jour : 29/10/07
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